UFHB actu

Le nouvel Ambassadeur d’Italie en Côte d’Ivoire, M. Stefano Lo Savio, a été reçu par le Président Abou Karamoko à son cabinet au campus de Cocody le mercredi 07 mars dernier. Nommé ambassadeur à Abidjan en septembre  dernier, M. Stefano est venu s’enquérir des accords de coopération ivoiro-italienne dans le domaine de l’enseignement supérieur qui aujourd’hui connaît une pause. En effet, sous le mandat de Professeur Ramata-Ly Bakayoko plusieurs accords de coopération interuniversitaire, visant à valoriser et promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ont été signés. Cela concernait trois axes majeurs à savoir la médecine, l’ingénierie médicale du CHU de Yopougon et la valorisation des plantes médicales du pôle de développement scientifique et innovation de Bingerville. Certains enseignants de faculté de pharmacie de l’université Félix Houphouët-Boigny  ont effectué des recherches à l’université de Camerino en Italie sur la valorisation des plantes médicales et de l’autre côté les italiens ont mené quelques mois de recherches ici en Côte d’ivoire. Malheureusement, ces projets n’ont pas été suivis d’effets et aujourd’hui, ils sont suspendus. C’est l’occasion pour M. Stefano Lo Savio de faire l’état des lieux et exprimer son souhait de redynamiser ces relations économiques, culturelles et universitaires, mettre ensemble des comités de pilotage et créer un cadre d’échanges entre les universités ivoiriennes et italiennes. Par ailleurs, le Président de l’université Félix Houphouët-Boigny à Cocody  s’est engagé pour la ratification de ces accords et développer encore plus en organisant des colloques interuniversitaires pour redynamiser le système universitaire car dira-t-il les langues sont culturelles et non matérielles.

Sékou KAMARA (stg)

La valorisation des TIC dans  l’Enseignement Supérieur est l’une des missions principales de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI).

La fin du parcours professionnel du Pr KOLI Bi Zueli, annonçant sa mise en retraite, ou à la retraite, a été marquée par la leçon du maître dont le thème était : « le dynamisme de la géographie tropicale en Côte d’Ivoire » et des témoignages poignants. Cette journée d’hommage au père de la géographie tropicale a été un moment d’intenses émotions qui ont permis de mettre en évidence ses valeurs humaines, sociales et surtout ses qualités académiques éprouvées. C’est l’Amphithéâtre A du district de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) qui a abrité, ce mercredi 09 mai, cet événement académique.

En effet, Pr KOFFIÉ-BIKPO Céline, Directeur de l’Institut de Géographie Tropicale (IGT), tout en situant le cadre cet événement, a exprimé toute l’affection et la reconnaissance de l’IGT au Pr KOLI Bi Zueli. Aussi, n’a-t-elle pas omis de souligner l’implication et l’engagement du maître dans l’émergence de l’IGT et dans la coopération interuniversitaire. Le Directeur de l’IGT a fait aussi mention de l’altruisme du Pr KOLI BI dont elle a bénéficié dans le cadre de sa thèse. Pour le Pr Abou KARAMOKO, Président de l’UFHB, il a évoqué les liens de fraternité qui l’unissent au Pr KOLI BI. Le premier responsable de l’Université, avant d’exprimer toute sa gratitude au géographe KOLI BI, a affirmé que les maîtres ne meurent jamais. Pour lui, la pensée ne se repose jamais et que ces porteurs d’esprits, ces personnes fondamentales dans notre existence ne peuvent partir à la retraite.

Par ailleurs, un des temps forts de cette célébration fut sans conteste l’instant témoignage. De ses disciples dont il a eu à encadrer les thèses de doctorat, on retiendra la rigueur du maître, l’humanisme du père. Ce pour quoi, ils ont pris l’engagement de perpétuer sa pensée : « Votre œuvre vivra par la relève que vous avez engendrée et formée. À travers tous vos disciples, votre école de pensée ne mourra jamais ». Quant au Pr Hauhouot Célestin, porteur du témoignage du Laboratoire d’études et de recherche sur les milieux naturels tropicaux, il le présente comme un homme de terrain, un génie et un enseignant-chercheur d’un autre genre aimant la compagnie des étudiants. « Nous sommes fiers de son parcours et nous lui sommes reconnaissants. Il est en retraite. Mais nous avons besoin de lui » a affirmé le Pr Hauhouot Célestin. Et de poursuivre : « avec lui, on reçoit l’ADN de géographe physicien ». Dans la même veine, le Pr Ano Kouassi, au nom des enseignants-chercheurs et chercheurs de l’IGT, le Pr KOLI BI est doté de qualités pédagogiques naturelles. On peut l’ériger en théorie, en modèle et en loi. « Vous êtes un modèle à imiter. Vous êtes une chance pour l’IGT », a-t-il précisé. Venu de Nantes pour la circonstance, le Pr Patrick POTIER et bien d’autres enseignants-chercheurs et disciples aux USA ont tenu à rendre un hommage appuyé au père de la géographie tropicale. Ils ont unanimement reconnu ses qualités humaines et de chercheur avéré. On retiendra de ces témoignages qu’il est un homme aux dimensions multiples et plurielles au service de la communauté universitaire.

Orateur de talent doublé d’humoriste, le Pr KOLI BI Zueli a encore fait partager son savoir à travers la leçon du maître. Rappelons que cette leçon finale, dans la pure tradition académique, est le dernier cours du maître qui part à la retraite.

SERVICE COMMUNICATION (UFHB)

Le Consul Général de France en Côte d’Ivoire, SEM Laurent Souquière, et sa délégation ont visité, ce mercredi 13 juin, le Pôle Scientifique et de l’Innovation de Bingerville (PSIB). Aux côtés du Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), le Professeur Abou Karamoko, les membres de l’équipe de direction, les Doyens d’UFR et les responsables des projets du PSIB, le diplomate s’est imprégné des potentialités de ce haut lieu de la recherche.

En effet, SEM Laurent Souquière a eu droit à une présentation du Projet WAVE financé par la fondation Bill et Melinda Gates. Il a été expliqué à l’hôte de l’université que ce projet, à vocation sous-régionale, s’occupe du traitement des maladies virales du manioc. Il s’agit pour les chercheurs de WAVE de prendre des mesures pour éviter la propagation du virus du manioc qui sévit déjà en Afrique de l’Est. Après WAVE, le Centre National de Calcul (CNC), 2ème après celui de l’Afrique du Sud, a reçu l’illustre hôte. Ce centre, faut-il le souligner, a pour rôle d’effectuer des calculs à grande échelle, et ce, dans tous les domaines où les simulations sont nécessaires. Outil de haute performance et d’innovation, le CNC, mis à la disposition de tous les secteurs clés de la recherche, est une avancée notable qui permet aux chercheurs et aux doctorants de rester sur place pour travailler tout en sécurisant leurs données.

Au Centre d’Incubation, la délégation du consulat de France a pu découvrir les projets des startups. Leur rôle étant aussi d’accompagner les résultats de la recherche dans leur phase de commercialisation. Le projet WASCAL, ayant pour domaines de compétence la biodiversité et le changement climatique, abrite également le musée de la biodiversité. Au cours de la visite dudit musée, l’accent a été mis sur l’importance et les effets néfastes de l’homme sur la biodiversité.

L’ultime étape de la visite du Consul a été l’Unité de Recherche Industrielle où il a pu voir les installations de production des biopesticides NECO et PRORALY.

Il convient, par ailleurs, de signaler qu’au terme de cette visite, le Président Abou Kramoko a affirmé que la présence du Consul Général au PSIB marque l’intérêt et le dynamisme des relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Au-delà, soutient-il, il y a une coopération scientifique pour montrer que nous avons beaucoup de potentialités. Il a également indiqué que le choix du PSIB pour cette visite est dû au fait qu’il abrite les grands projets, les grandes réalisations et les grandes politiques développées pour l’intérêt de la Côte d’Ivoire. À sa suite, SEM Laurent Souquière a affirmé avoir beaucoup appris car le PSIB est un lieu de savoir et de savoir-faire. « J’ignorais l’existence du centre d’incubation, 2ème  incubateur d’Afrique, et des gens passionnés », a-t-il conclu.

SERVICE COMMUNICATION                                                            

« Formes de langages et culture(s), et formes de développement »

26-27 novembre 2019

Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-AbidjanCôte d’Ivoire

Argumentaire

Le langage comme moyen de communication se manifeste sous diverses formes. Sous sa forme verbale cardinale, il est une matrice à dimension universelle et prend corps à travers les langues naturelles particulières, ces sous-produits de la Grammaire Universelle, selon N. Chomsky. La pluralité des langues naturelles entretient la diversité linguistique universelle ou alors impose le plurilinguisme, lorsque cette diversité est prise à l’échelle d’une entité spécifique comme un État, une Nation.   

A y regarder de plus près, à l’usage, les langues particulières se présentent elles aussi sous plusieurs modalités : selon les contingences culturelles, elles se manifestent soit, sous la forme originale brute en restant orales, soit en étant re-produites à l’aide des représentations scripturales diverses. Ensuite, en fonction des usages sociaux et/ou professionnels, les langues peuvent se mouler dans divers registres allant des plus soutenus aux plus relâchés. Enfin, en fonction des interactions intersubjectives, elles épousent soit l’extrême formalité des contextes sociaux, soit, se laissent aller à des libertinages stylistiques osés, finissant par aboutir aux sociolectes, tels les parlers urbains.

Par ailleurs, à travers le prisme des formes non-verbales du langage se posent et se superposent divers langages comme les expressions artistiques (sculpture, céramique, danse, la peinture, le théâtre…), les langages mathématique et cybernétique, mais aussi d’autres types de langages comme celui des aveugles ou des sourds-muets avec, eux aussi, leur forme d’écriture (braille ou langues signés) …

Dans sa fonction communicative, et également dans son rôle de « base de données des cultures » selon l’image de K. K. Prah (2006), le langage symbolise les connaissances et les savoirs(-faire) scientifiques des peuples. Comme tout développement qui prétend à la durabilité exige à la fois des connaissances acquises et la constitution ou la construction de nouveaux savoirs, il faut convenir avec Musinde (2009, p. 133), que les langues particulières « sont les moteurs de la culture », ce qui fait du langage aussi bien moyen d’expression culturelle qu’une dimension de la praxis communicationnelle.

Partant de l’hypothèse qu’à l’instar des langues particulières, toutes les autres formes de langage influencent tout développement, il nous est loisible, in fine, de penser que les formes de langages (du monde) charrient des cultures qui pourraient inspirer positivement, modérément ou négativement « les développements » spécifiques à chaque peuple. On devine déjà que les formes de développement dépendent des formes de cultures et pourquoi pas des formes de langages et de langues ?

Au-delà de la linguistique, la problématique des « Formes de langages et des culture et formes de développement » s’ouvre sur plusieurs perspectives d’approches, d’analyses et de recherches au travers desquelles, les chercheur(e)s en linguistique théorique ou descriptive, celles/ceux en linguistique appliquée, les responsables de l’enseignement des langues, elles/eux qui sont de plus en plus perplexes face à l’irruption des parlers urbains dans les amphithéâtres, (re)connaîtront ici une interpellation pour un (plaisant) exercice.

A la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire, la présente thématique qui postule pour des formes de langues s’articulant autour des espaces culturels afin de servir de creuset aux développements, invitent à des réflexions selon les axes suivants et qui sont non exhaustifs :

  • La linguistique formelle & descriptive 
  • La linguistique formelle & descriptive en contexte de développement 
  • La didactique des langues 
  • Les défis des nouvelles formes de langue face aux pratiques pédagogiques 
  • Les changements linguistiques et les formes de langue 
  • Les langage spéciaux (mathématique, informatique et cybernétique) 
  • Les diverses formes de langage artistiques 
  • Les apports de la langue aux projets de développements communautaires 
  • La question de la langue de développement communautaire
  • La consolidation des parlers urbains et la stabilisation de leurs systèmes linguistiques 
  • Les formes de langues (i.e. parlers urbains) et la communication
  • Les formes de langues et la norme linguistique
  • Etc.

Le colloque est prévu pour la fin novembre 2019 et le chronogramme s’établit comme suit :

  • Dates de tenue du colloque : les mardi 26 et mercredi 27 novembre 2019
  • Réception des résumés de communication : avant le 15 septembre 2019
  • Notification de l’acceptation du projet de communication : au 10 octobre 2019
  • Envoi de la communication rédigée : le 10 novembre 2019

Le résumé des projets de communication, d’une longueur de 200 mots, devront être précédés de la mention « LTML Thématique 2019 » et adressées à l’une des personnes ci-dessous, membre du secrétariat du colloque :

  • Dr Silué Djibril (Univ FHB Cocody) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Dr IRIE Bi Benjamin (UAO de Bouaké) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Dr ADOPO Achi Aimé (ENS) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Dr KONE Antoine (Univ FHB Cocody): Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les conditions matérielles de participation, tout comme les modalités pratiques de déroulement du colloque seront communiquées en temps opportun.

Comité scientifique

Président du Comité scientifique : M. SILUE S Jacques, Professeur des  Universités (CAMES) Département d’anglais,Univ F. Houphouët-Boigny(Côte d’Ivoire)

Membres d’honneur :

  • Prof PRAH Kwaa Kwesi, The Center for Advanced Studies of African Society (CASAS), Ville du Cap, (Afrique du Sud)
  • Pr KOUADIO N’guessan Jérémie. (Sciences du langage, Université F. Houphouët-Boigny, Univ F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr HOUNKPATI, B. Christophe CAPO, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)
  • Pr Mamadou KANDJI, Université Cheick Anta Diop (Sénégal)

Membres :

  • Pr Laurent DANON-BOILEAU, Université Paris Descartes / EHESS (France)
  • Pr KABORE Raphaël, Université Paris III (France)
  • Pr Joan Lucy CONOLLY, Durban University of Technology (Afrique du Sud)
  • Prof G. Paulin DJITE, University of Western Sydney (Australie)
  • Pr ABOLOU Camille Roger, Université Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire)
  • Pr Thomas BEARTH, Université de Zurich (Suisse)
  • Pr Jeffrey HEATH, University of Michigan, Ann Arbor (USA)
  • Pr Maarten MOUS, Leiden University (Pays-Bas)
  • Pr KONANDRI Kouassi A. Virginie, Département de Lettres modernes, Univ F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr OBOU Louis, Département d’anglais,Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr ABO K. Justin, Directeur de l’ILENAUniv. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr KOUASSI Jérôme, Département d’anglais,Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr Germain K. N’GUESSAN, Département d’anglais,Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Pr DAHIGO Guézé Habraham, Département d’anglais, Université Alassane Ouattara, Bouaké, (Côte d’Ivoire)
  • Dr BOGNY Joseph, Maître de Conférences, Sciences du langage, Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Dr LEZOU KOFFI Danielle, Maître de Conférences, Département de Lettres modernes, Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Dr KPLI Yao Kouadio J-F., Maître de Conférences, Département d’anglais,Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)
  • Dr TOUGBO Koffi, Maître de Conférences, Univ. F. Houphouët-Boigny, (Côte d’Ivoire)

Atelier de renforcement des capacités des enseignants-chercheurs de l'UFR des Langues, Littératures et Civilisations, en matière de rédaction de projet de recherche scientifique et de recherche de financement.

L’ambassade des USA en Côte d’Ivoire fera don d’une bibliothèque avec une connexion internet illimitée, des espaces d’échanges et des livres.

LES BACHELIERS S’INFORMENT SUR LES OFFRES DE FORMATION

Le Président de l’Université Felix Houphouët Boigny, Professeur Abou KARAMOKO a accordé une audience le mardi 27 février dernier à son cabinet, à une délégation venue de la Belgique et de la filiale NSIA Technologie de Côte d’ivoire respectivement conduite par Pascal LEROY Vice-recteur aux relations internationales en même temps Président de l’institut vétérinaire  Tropical de l’ULG de l’Université de Liège en Belgique et le Directeur de NSIA technologie Ange Diagou KACOU.

         Au menu de cette audience, deux communications ont fait l’objet : La première communication s’axe sur l’imagerie médicale. En effet, cette communication permettra au temple du savoir de transmettre les images de la médecine vétérinaire à l’université de liège et vice versa dans le but de mutualiser les recherches dans ce domaine et la seconde communication  met l’accent sur l’installation d’une connexion satellite. En claire, la seconde  communication va  permettre à l’institution de se doter d’une connexion à haut débit pour la transmission desdites  images médicales. C’est dans cette veine que s’inscrit la vision de NSIA Technologie avec le même projet le post-traitement hors ligne, y compris les analyses multidimensionnelles, sur des images d’une qualité équivalente à celle des images médicales. L’université devient alors consommateur, distributeur et contrôleur de la connexion internet au sein et la zone de couverture du réseau. Madame le Doyen de ladite faculté s’est réjoui de ce projet en ce sens qu’il vient à temps pour mutualiser les formations à distance entre enseignants et étudiants la faculté de médecine et ceux de l’Université de Liège en Belgique. Elle  a par ailleurs plaidé pour que la date butoir du projet soit fixée pour l’année académique 2018-2019.