Mot de Bienvenue du Président

« Quand s’envolent les grues couronnées » (Frédéric Pacéré Titinga) pour quelques privautés de tous ordres… immobilières, soutenues par des arguments en acier trempé à leurs revendications-exigences-besoins, on a l’embarras du choix entre la goutte d’eau aux microparticules de trop, qui fait déborder le vase, et la couleuvre trop ou l’oie cendrée de moins.

De toutes les façons, pour ne pas choisir l’embarras, il n’est plus question pour nous de nous reprendre dans les dents, des procès en mécontentements farfelus, soutenus par cette sorte de jacquerie politique voilée appelée grève, par euphémisme, qui cabosse fâcheusement par endroits, nos efforts et notre volonté pour retrouver un cycle universitaire normal, décent. Je parle bien de mécontentements biscornus, parce qu’ils prennent (presque toujours les décevantes couleurs du «Tout çà pour ça ! ».

Mine de rien. L’ÉCOLE en Côte d’ivoire, notre chère patrie, après avoir passé des années en or, des mouve-ments depuis 1990, des syndicalistes, aujourd’hui même et encore, qui jouent à se faire passer pour des gagne-petits tentent inlassablement de la transformer en plomb, mais en vain, au risque de se faire désagréablement chatouiller la plante des pieds par les algues de l’impopularité, ou la ceinture par les piqûres de poux du ras-le-bol. L’État se pâme devant les urgences, car tout est à (re)faire. Il y a de quoi geindre le fatras sans cesse réalimenté de leurs revendications vindicatives et d’autres détestables penchants de quelques-uns de leurs adhérents.

Et pourtant, que de choses obtenues en si peu de temps, pour épousseter les pellicules sur leur col de veste. Point n’est besoin d’en faire l’étalage au niveau national, car l’Université Félix Houphouët-Boigny en est l’expression la plus éclatante:

  • la pacification accélérée de l’espace universitaire ;
  • la subvention continue des actions sociales ;
  • la régularité des Conseils de gestion et des réunions du Conseil de l’Université ;
  • la création du Comité de direction et la tenue régulière des réunions ;
  • l’articulation efficiente des heures dues et des heures complémentaires ;
  • la labellisation des UFR, des Centres de Recherche et des Instituts ;
  • les résultats excellents aux différents CTS et Concours d’agrégation du CAMES ;
  • la mise en activité du Centre de calcul du Pôle scientifique et d’innovation de Bingerville ;
  • la mise à jour du Règlement Intérieur des Heures d’enseignement et des encadrements ;
  • la mise au net des maquettes pédagogiques, conformément aux normes internationales du LMD, pour sortir des «markets», etc.

Alors que ces deux derniers échelons d’acquis constituent la clef de voûte de notre Institution, et par voie de conséquence, devraient être accueillis favorablement, que d’angoisses à dissiper chez certains, que de lances à rompre chez d’autres ! Dans ce méli-mélo, il est évident que chacun peut trouver ce qu’il veut reprocher à chacun. Aussi, à certaines organisations, conseillerai-je de se trouver des représentants crédibles et non dérapants, pour ne pas dire décapants ; à ceux qui, à visage découvert ou voilé, dans les extrêmes des oppositions, dans leur verticalité, se hâtent de souffler sur les braises pour en rajouter, je leur recommande qu’ils seraient bien inspirés de ne pas oublier qu’il est toujours dangereux de trop jouer avec le feu. Il faut pourtant toujours rassurer. Personne ne restera au bord de la route de l’Excellence et de la Reconnaissance des efforts individue – lement et collectivement consentis dans l’UNION, la DISCIPLINE et le TRAVAIL.

 HEUREUSE ANNÉE 2020!

Prof. Abou KARAMOKO

Professeur des Universités

Président de l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY